20 octobre 2014

Dracula "non-dit"

 

Mon conseil: allez le voir. Mon avis: lisez LES "vraies" histoires (Stoker et Cazacu).


 

Ha oui... petite info... voici à quoi ressemblent les ruines du 'VRAI' château de Vlad Tepes à Poenari... Ce n'est pas une forteresse du Gondor ^^) mais pour un vampire c'est largement suffisant. Enfin... ce n'est que mon avis.

 

23 septembre 2013

Je suis tellement peiné de ce qu'ils ont fait...


Tribute to Anne Rice

 

Louis_Claudia.jpg

Wake up my love
Today I heard some bad news
Just what are we all supposed to do?
I won't let them get to you

I don't want to go out on my own anymore
I cant face the night like I used to before

Take my well worn hand
Let's lock ourselves away
We'll never, ever step outside
We'll curl up in a ball and hide

I don't want to go out on my own anymore
I can't face the night like I used to before

I don't want to go out on my own anymore
I cant face the night like I used to before
I'm so sorry for the things that they've done
I'm so sorry about what we've all become

 

EDITORS - Well worn hand (from "An end as a start" album)

27 août 2012

Gothic beauty never fades (Gothic tribe tribute #33)


Au prix d'une grande patience et de nombreux euros dépensés pour engraisser un système bancaire vampirique au-delà de toutes proportions, je viens finalement d'entrer en possession de mon premier exemplaire de la revue américaine Gothic Beauty.

 

Gothic beauty issue 35.jpg

 

Avec ses fragiles 64 pages, sa fréquence de parution à large spectre (trimestrielle) et sa présentation pour le moins "cheap", j'ai été, compte tenu du coût prohibitif de l'objet, passablement déçu. Donc, si quelqu'un pouvait me "tuyauter" sur la manière de m'abonner à ce magazine en évitant les States et en passant par un distributeur européen, je lui en serais très reconnaissant.

 

Passé le problème (non négligeable, merde!) du prix, Gothic Beauty est une revue qui, comme son titre l'indique, est essentiellement tournée vers les univers gothiques. Cet opus compte 8 rubriques: Fashion (avec les portfolios de Renee Massoomian, de Shrine et de Heavy Red), Life style (avec un article sur la décoration d'ongles et les activités amusantes que l'on peut pratiquer entre amis... l'hiver?!! mais de quand date ce numéro?), DIY (où l'on apprend comment fabriquer ses propres cyberlocks), Profile (où l'on s'informe plus en profondeur sur l'acteur et illustrateur Terrance "Graverobber" Zdunich, sur Victoria Frances et sur PurPur Fashions), Showcase (rayon mode avec Akumu Ink et Apocalyptic Fashion plus les bijoux de Ghoslove), Interview (Skinny Puppy, Die Krupps, Johnny Indovina, pas de quoi fouetter un char) et Reviews (chroniques de livres, d'albums musicaux et d'autres produits démaquillants ^^).

 

A mi-chemin entre le fanzine de luxe et les luxueuses revues underground comme Elegy, ce magazine a tout à fait sa place sur la "gothic bookshelf"... du collectionneur compulsif. A bon entendeur...



REPO The Genetic opera - Theatrical trailer

Et si vous vous posiez la question: "où ai-je entendu parler de Terrance Zdunich?", hé bien, voici la réponse ^^)

17:17 Écrit par Theudrick dans Littérature, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gothic beauty magazine 35 |  Facebook |

02 juin 2011

Gothic bellydance (Gothic tribe tribute #30)


La danse orientale gothique (gothic bellydance) est un mouvement récent de l'art de la danse qui se situe au croisement de la danse orientale et de la sous-culture gothique. De plus en plus populaire, cette forme d'expression corporelle touche désormais d'importantes communautés de danseurs amateurs et professionnels aussi bien aux Etats-Unis qu'en Europe.

Originaire du Moyen Orient, du Sud de l'Asie (Inde) et du Nord de l'Afrique, l'art de la danse orientale est arrivé en Occident en même temps que le goût pour la culture orientale exprimé en littérature et en art dans le mouvement orientaliste du 19ème siècle. Exotique aux yeux des occidentaux et mystérieuse quant à ses racines, la danse orientale a séduit les amateurs de danse interprétative qui l'ont diffusée à travers de nombreuses tendance de l'art : on pense aux peintres orientalistes mais aussi aux artistes symbolistes comme le peintre Gustave Moreau ou l'écrivan Joris-Karl Huysmans.

Jean-Léon_Gérôme (1824-1904) la danse du ventre.jpg

"La Danse du ventre" de Jean-Léon Gérôme (1824-1904)


Le nouveau millénaire a vu renaître l'intérêt populaire pour la subculture gothique et les motifs de l'art gothique (au sens large du terme) ont fini par toucher le monde de la danse interprétative: la danse orientale gothique semble être le fer de lance de ce nouveau style. Des revues consacrées à la dance ont enquêté sur le phénomène et des milliers d'amateurs de danse orientale gothique ont souscrit à des forums de discussion en ligne dédiés à la gothic bellydance. Des shows et des tournées on été organisés aux Etats-Unis et dans la vieille Europe, des DVD ont été édités reprenant des performances ou des conseils techniques.

La danse orientale gothique est sans doute née aux U.S.A. dans le courant des années 90 au sein des milieux urbains où la culture Goth avait des chances de se mélanger avec la world music; elle emprunte son vocabulaire et son esthétique à la fois au monde de la danse orientale et à celui de la mode gothique. Se produisant d'abord dans des festivals et des clubs gothiques, les danseurs (et plus souvent les danseuses) ont utilisé le répertoire de la musique gothique et industrielle et adopté différents styles vestimentaires gothiques: le victorien, le vampire, le style dark cabaret, l'esthétique des vamps dans les films muets (on pense ici à Theda Bara p.e.) ou encore celle des scènes indus ou cybergoth...

Theda-bara-cleopatra.jpg

Theda Bara (1885-1955) dans le rôle de Cléopâtre (1917)

Cybermonster-bellydance.jpg

Cybergoth bellydancer


Même si le concept de "gothic bellydance" est issu des States, ce n'est pas seulement un phénomène américain; l'Angleterre connait la même tendance avec des membres de la communauté gothique qui étaient également professeurs de danse orientale et qui ont fusionné les deux genres aux cours de soirées ou d'événements et ce depuis de nombreuses années sans pour autant lui attribuer une étiquette particulière. De nos jours, la danse orientale gothique est un style reconnu et pratiqué dans de nombreux pays... même si je suis persuadé que c'est la première fois que vous en entendez parler...


Source: cet article est en grande partie une traduction de l'article de Wikipedia consacré à la "gothic bellydance".



07 juin 2010

NEMI (Gothic tribe tribute #26)


NEMI, JE T'AAAAAAAAIME!

NEMI


Comment vous dire la joie qui a été la mienne en parcourant chaque page de cette BD?

C'est très simple. Imaginez une journée limpide et baignée de soleil: pas un pet de vent, un ciel d'un bleu à faire pâlir le plus pur des lapis-lazuli et un thermomètre avec de la fièvre qui flirte gaiement avec les 30°C au-dessus de zéro... Bref...


L'ENFER!!!


Que devais-je attendre d'une pareille journée si ce n'est me cacher sous une pierre plate (en granite noir de préférence) pour éviter que ma blanchâtre peau de faux-vampire-irlando-belgo-écossais (récemment déterré) ne brûle sous les rayons barbares de l'impitoyable disque jaune. Golum, Golum!

Hé bien, c'était sans compter sur la fée Lindo. C'est ainsi que je me suis retrouvé comme par miracle sous l'ombre bienfaisante d'un parasol hospitalier à sirotter quelques bonnes bières bien fraîches, à discuter de Lucifer et de Satan, pendant que les vieilles rombières autour s'écrasaient sur leur chaise, tout ceci en l'excellente compagnie d'une de mes anciennes étudiantes mais néanmoins camarade (hé oui c'est possible), j'ai nommé Dédé(laïde) et son compagnon Fab'One (version "tout seul" des Fab'Four). Bref (bis). Et là, repaf! Un coup de la baguette magique de la fée Lindo et je me retrouve nez à nez avec Nemi, en quelque sorte l'idéal féminin, selon les critères politiquement-sociologiquement-et-esthétiquement incorrects, de votre humble serviteur.

Haaaaaaaa... Tout chez elle me plaît: la blancheur marmoréenne de sa peau, les ténèbres insondables de ses cheveux et de ses lèvres, l'azur liquide de ses yeux lourdement soulignés de khôl mais surtout, surtout, le tranchant acéré de son caractère bien trempé et son cynisme mélancolique mâtiné d'humour noir.

Waaaaaaaaaah. Merci encore Dédé.

Quel bonheur de lire ce premier gag où Nemi repousse furieusement un fan goguenard d'El Thon Jaune qui voulait arrêter la chanson de Metallica en train de passer sur la chaîne hi-fi: "Flamme d'Udun! Retournez dans les ombres. Vous ne passerez pas!"

Je dis Metallica parce que Nemi est apparemment une fan de ce groupe (que j'adore aussi - d'ailleurs j'ai au moins un album de la plupart des groupes cités dans la BD). Sinon, "Die die my darling", au départ, c'est une chanson des punks de The Misfits (avec le poilu-chevelu Glenn Danzig à la voix). Alors pour faire ici bonne mesure et pour rendre hommage à la maman de Nemi, Lise Myhre (ci-dessous), et pour faire plaisir à Dédé et à Fab', je colle ici les deux versions de la chanson. ROCK OOOON!


LISE-MYHRE


 

 

19 avril 2010

So glad for the madness (Gothic tribe tribute #25)


On pensera ce qu'on voudra d'eux, mais le moins que l'on puisse dire c'est que Dani Filth et ses acolytes ne laissent personne de marbre. On aime ou on déteste, c'est selon. Commercialissimes pour les uns, génialissimes pour les autres... il y a certainement un point d'équilibre entre ces deux extrêmes. Enfin, j'aimerais le croire sinon je vais encore passer pour un sacré connard. (c'était pour la rime). Bref, quoi qu'il en soit, on ne peut certainement pas leur reporcher de ne pas brasser les influences culturelles ce qui, je crois, est leur plus grande qualité. Après, on peut discuter sans fin sur l'intégrité artistique, sur l'opportunisme commercial, sur l'égo démesuré (inversment proportionnel à la taille en fait) de "Dani la Crasse" et même sur la valeur intrinsèque de la musique de Cradle, on n'aura jamais entièrement tort, ni entièrement raison.

Personnellement, je leur conserve une petite place dans mon Panthéon musical car c'est grâce à eux que j'ai redécouvert le metal et que je me suis intéressé à la scène gothique et à travers elle à tout ce qui culturellement et émotionnellement me touche. Voilà, Cradle, c'est ma "madeleine de Proust" à moi et il y en a toujours une qui moisi patiemment dans un coin chez moi. Certains ont toujours "une petite place pour la g'lée", moi, c'est le "pancake au sirop de plasma".

Alors je vais voir si je peux me procurer les deux ouvrages écrits par Gavin Baddeley chez Camion Noir, "l'éditeur (en fait c'est une collection) qui véhicule le soufre", à propos de mes écorcheurs de chats anglais (les écorcheurs, pas les chats) "préférés". Ha oui... sorry pour ceux qui aiment trop les chats et qui passeraient par là. "Félix, où es-tu? Minou, minou, minou... c'est l'heure de jouer avec la pelote de barbelés..." Quoi qu'il arrive à Félix, je vous promets un compte-rendu de ces lectures dans un prochain article. On va me dire que j'ai promis plein de choses sur ce blog ou ailleurs et que je ne tiens pas toutes mes promesses, ce qui n'est pas entièrement faux (no one is perfect), mais je vais essayer.



cradlemaxi01      cradlemaxi2


En attedant, petit commentaire (bien vendeur) extrait du site de l'éditeur: "Vénéré ou détesté, Cradle of Filth n’est certainement pas un groupe qui laisse indifférent. Rejetés tour à tour par la scène metal, gothique et black metal, Dani Filth et sa bande sont mal aimés parce que souvent mal compris. Cette hydre à six têtes est difficilement classable car elle se nourrit à plusieurs sources : la littérature, la poésie, la peinture, le cinéma, la musique et les contes de fées sont autant de références que le groupe assimile et régurgite à sa façon en y ajoutant sa touche personnelle, ses provocations et ses transgressions. Vous tenez entre vos mains la clef pour tout décoder et pour comprendre ce groupe complexe et captivant ; tout est ici disséqué, analysé et expliqué. Le livre ultime pour tout fan de Cradle of Filth, mais aussi pour tous qui s’intéressent de près ou de loin à l’occulte."

Je m'en serais voulu de vous laisser repartir sans une petite "glauquerie" made by Cradle of Filth.


Babalon A.D. by Cradle of Filth

 

I bled on a pivotal stretch
Like a clockwork Christ
Bears sore stigmata, bored

And as I threw Job, I drove
Myself to a martyred wretch
To see if I drew pity
Or pretty litanies from the Lord

So the plot sickened
With the coming of days
Ill millennia thickened
With the claret I sprayed
And though they saw red
I left a dirty white stain
A splintered knot in the grain
On Eden’s marital aid

So glad for the madness...

I walked the walls naked to the moon
In Sodom and Babylon
And through rich whores and corridors
Of the Vatican
I led a sordid Borgia on

I read the Urilia text
So that mortals wormed
As livebait for the dead

And as I broke hope, I choked
Another Pope with manna peel
Dictating to DeSade
In the dark entrails of the Bastille
And as He wrote, I smote
A royal blow to the heads of France
And in the scene of guillotines,
I saw others, fallen, dance

I was an incurable
Necromantic old fool
A phagadaena that crawled
Drooling over the past
A rabid wolf in a shawl
A razor’s edge to the rule
That the stars overall
Were never destined to last

So glad for the madness...

I furnaced dreams, a poet, foe of sleep
Turning sermons with the smell
On Witchfinder fingers
Where bad memories lingered
Burning, as when Dante
Was freed to map Hell

I sired schemes and the means
To catch sight of the seams
And the factories inbetween...

And midst the lips and the curls
Of this cunt of a world
In glimpses I would see
A nymph with eyes for

Eyes of fire that set all life aflame
Lights that surpassed art
In sight , that no intense device of pain
Could prise their secrets from my heart

I knew not Her name
Though her kiss was the same
Without a whisper of shame
As either Virtue or Sin’s
And pressed to Her Curve
I felt my destiny swerve
From damnation reserved
To a permanent spin...

So glad for the madness...

06 avril 2010

Every single day her little life falls apart (Gothic tribe tribute #24)

 

gothic_girls8

 

Toi qui, comme un coup de couteau,
Dans mon coeur plaintif es entrée ;

Toi qui, forte comme un troupeau
De démons, vins, folle et parée,

De mon esprit humilié
Faire ton lit et ton domaine ;
Infâme à qui je suis lié
Comme le forçat à la chaîne,

Comme au jeu le joueur têtu,
Comme à la bouteille l'ivrogne,
Comme aux vermines la charogne
Maudite, maudite sois-tu !

J'ai prié le glaive rapide
De conquérir ma liberté,
Et j'ai dit au poison perfide
De secourir ma lâcheté.


Hélas! le poison et le glaive
M'ont pris en dédain et m'ont dit :
"Tu n'es pas digne qu'on t'enlève
A ton esclavage maudit,"

"Imbécile ! de son empire
Si nos efforts te délivraient,
Tes baisers ressusciteraient
Le cadavre de ton vampire !"

Le vampire par Charles Baudelaire
Les Fleurs du Mal (poème XXIX)


Gothic Girl by The 69 eyes