15 mars 2010

Humeur #16 - Vanité des vanités, tout est vanité.


Une
vanité


est une catégorie particulière de nature morte dont la composition allégorique suggère que

l'existence terrestre est vide, vaine, la vie humaine précaire et de peu d'importance

Voilà, j'ai enfin trouvé le mot que je vais me faire tatouer en caractères gothiques sur le crâne quand je me serai fait mettre la boule à zéro. J'avais pensé à "Memento mori" ou "Mors ultima ratio" mais ça c'est encore mieux : "VANITAS".



Pour la petite histoire, les paroles de cette chanson, délicieusement "gothique" avec ses résonnances médiévales, sont tirées de la Bible ( voyez Ecclésiaste, Chapitre 1; si vous avez encore une Bible chez vous).


One generation passes away
And another generation cometh in
But this earth abideth forever
The sun also rises
And the sun goeth down
And hastens to his place
Way low
All the rivers run into the sea
Yet the sea is never full
And to the place from hence the rivers come
Thither they return again
All things are full of labour
Man can not utter it
The eye is not satisfied with seeing
Nor the eye filled with hearing


Une génération s'en va, une autre vient, et la terre subsiste toujours.

Le soleil se lève, le soleil se couche; il soupire après le lieu d'où il se lève de nouveau.

Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n'est point remplie; ils continuent à aller vers le lieu où ils se dirigent.

Toutes choses sont en travail au delà de ce qu'on peut dire; l'oeil ne se rassasie pas de voir, et l'oreille ne se lasse pas d'entendre.


vampyres

18:00 Écrit par Theudrick dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : current 93, vanite, imperium i, ecclesiaste |  Facebook |

26 novembre 2009

Activités suspendues jusqu'à nouvel ordre...

 

PirateShip


GONE FISHIN' WITH DAVY JONES 
FOR QUITE A LONG TIME I'M AFRAID

Farewell and adieu to you, Spanish Ladies,
Farewell and adieu to you, ladies of Spain;
For we've received orders for to sail for ol' England,
But we hope in a short time to see you again.


20:31 Écrit par Theudrick dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : p d i, pause a duree indeterminee |  Facebook |

08 octobre 2009

Humeur #10

 


L'invisible araignée de la mélancolie étend toujours sa toile grise sur les lieux où nous fûmes heureux et d'où le bonheur s'est enfui.

Boleslaw Prus, "La poupée".

La mélancolie, c'est le bonheur d'être triste.

Victor Hugo, "Les Travailleurs de la mer".

 

KLIMT 1918 - Undressed Momento
(La vidéo de "Pale Song" n'est plus disponible pour l'instant)


KLIMT 1918 - Pale Song
(La chanson est à nouveau disponible... ^^)

17:24 Écrit par Theudrick dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : klimt 1918, pale song |  Facebook |

24 septembre 2009

MARQUE PAGE (Inis Mona)


Ce petit marque page pour vous indiquer que l'article qui était en travaux concernant INIS MONA est enfin terminé. Voyez les archives à la date du 27/08/2009.

 


ANGEL_MARK PAJ_comp

21:47 Écrit par Theudrick dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : back to the future |  Facebook |

27 août 2009

THE CELTIC TRAIL - #1 Inis Mona


Occupé comme je le suis à explorer les aspects les plus obscurs de l'âme humaine, il était immanquable que je ne m'interroge pas sur une des plus grandes causes de misère à toutes les époques de la vie terrienne, je veux parler de la Soif du Pouvoir. Toutes les époques de l'Histoire ont ainsi connu leur lot d'assoiffés : chefs de guerre, rois, empereurs, dictateurs, présidents, ... Il n'y a pas assez de boules dans mon boulier pour tous les dénombrer.

L'époque antique, hautement estimée par les historiens comme étant fondatrice de notre civilisation européenne, est aussi une de celles où de belles atrocités ont été commises.

Prenons l'exemple des Celtes et des Romains, sujet qui me tient particulièrement à coeur. Si les anciens Celtes pouvaient revenir, ils nous parleraient certainement d'Inis Mona avec un grande émotion dans la voix. Et à la fin de leur récit, on comprendrait parfaitement pourquoi. Je vais donc laisser quelqu'un qui les a bien connus vous en parler.

ANAIL NATHROCK
UTHVASS BETHUDD
DOCHIEL DIENDE

ANAIL NATHROCK
UTHVASS BETHUDD
DOCHIEL DIENDE

" Anail nathrock - Uthvass Bethud - Dochiel Diende ... Salut à vous tous. Je suis Maglocunus. Pour l'instant je ne vais pas vous dévoiler entièrement mon identité. Vous seriez tentés de ne pas m'écouter et de croire que mes mots sont souillés par le mensonge.

Voici ce que j'ai à vous apprendre...

Il y a bien des siècles, dans l'île que vous appelez aujourd'hui Grande-Bretagne, courut la clameur d'une grande armée en ordre de marche. A l'époque, l'île où j'habitais était le domaine des Brittons. Dans le sud, se trouvaient quatre tribus celtes qui occupaient un territoire connu maintenant sous de nom de Pays de Galles. Au nord de cette terre vivaient les Deceangli  et les Ordovices tandis que le sud était occupé par les Demetae et par les Belges, ceux-là même qui part leurs voyages incessants finirent par attirer les regards de Rome et surtout ceux d'un général ambitieux nommé Jules César. Par désir de reconnaissance politique, l'infâme lança la campagne des Gaules où de nombrex Celtes perdirent la vie en même temps que bon nombre de légionnaires.

Les légions de Rome envahirent l'île de Bretagne au premier siècle après Jésus-Chrissst. Mon pays était montagneux et mes enfants étaient fiers et courageux. C'est pourquoi ils résistèrent longtemps. L'Empire pourchassait partout les prêtres de l'ancienne religion celte, autrement appelés druides. Un grand nombre d'entre-eux avait trouvé refuge sur une petite île baptisée Inis Mona (en britton), l'île de Mona pour les Romains, ou encore Ynys Môn pour les Gallois. C'était un sanctuaire très important du monde celtique et fameux étaient les cromlechs qui s'y élevaient ainsi que les bosquets sacrés. Mais il ne fallut pas longtemps pour que le gouverneur Paulinus Suetonius, convaincu que les druides alimentaient la rébellion contre Rome, ne fasse massacrer les prêtres mais aussi les hommes, les femmes et les enfants de l'île. Toute les pierres dressées vibrent encore aujourd'hui des leurs cris d'effroi! Ensuite vinrent les pirates irlandais, et encore après les envahisseurs saxons et plus tard les terribles Vikings.

Au septième siècle après Jésus-Chrissst, après bien des batailles menées, gagnées ou perdues par mes enfants, les Anglos-Saxons s'étaient rendus maîtres de la plus grande partie de l'île de Bretagne. Ils établirent leur frontière occidentale au pied des montagnes galloises car au-delà se trouvaient les Celtes, aussi indomptables ici qu'ils ne l'étaient en Ecosse ou en Irlande. Ils nommèrent la péninsule ainsi formée le pays des weahlas, le pays des étrangers, oubliant dès lors que dans leurs veines coulait encore le sang des Brittons. Les Celtes baptisèrent leur propre pays Cymru, la terre des compatriotes. Quant à l'île de Mona, qu'on a appelé un temps Mam Cymru (La Mère du Pays de Galles) elle se nomme désormais Anglesey.

Mais moi, Maglocunus, je lui préfère le nom d'Ynys Dywyll, l'Ile Noire, car la nuit, quand j'étends mes ailes écailleuses, énormes et rouges dans le ciel au-dessus des landes endormies, c'est cette couleur que je vois. Car je suis Y Ddraig Goch, le Dragon Rouge des Gallois, protecteur de la dynastie des Ordovices et je n'ai jamais cessé, tout au long des siècles, de jeter mes flammes contre les ennemis de mes enfants."

wales_flag_red_dragon



 

 

 

21:49 Écrit par Theudrick dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pays de galles, celtes, eluveitie, inis mona |  Facebook |

27 juillet 2009

Traité de vampirologie - Vampires and Co #1

Avec mes lectures gothiques de ces derniers temps (un jour il faudra que je vous parle de Montague Summers), je n'ai pas pu éviter de tomber, en épluchant les chroniques littéraires de mes revues de références, sur un livre précieux entre tous: le Traité de Vampirologie du Dr. Abraham Van Helsing.

Inutile de chercher dans les catalogues des bibliothèques à V pour Van Helsing car, si nos précieux bibliothécaires ont bien fait leur travail, ce qui est plus courant que le contraire je m'empresse de le dire, vous risquez de vous retrouver le bec dans l'eau, ou, en l'occurence, les crocs dans le jus de tomate. A l'instar du célèbre Necronomicon, supercherie littéraire admirablement mise en place par H .P. Lovecraft, ce traité ne fait qu'emprunter son nom au plus célèbre des chasseurs de vampire. Derrière le prestige du patronyme se cache un auteur pour qui j'ai le plus grand respect, et qui n'est autre qu'Edouard Brasey.

Encore lui me direz-vous? Hé bé oui, vous répondrai-je goguenard! Car en effet, ce n'est pas parce que je viens de faire l'éloge de son livre sur les pirates que je dois bouder mon plaisir en gardant sous mon coude un ouvrage qui mérite un place sur l'étagère de tout vampirologue qui se respecte, fut-il un vulgaire amateur comme votre humble serviteur.

Alors permettez-moi de vous introduire, si j'ose dire, sous la couverture de cet improbable objet, fabriqué suivant les même usages que son illustre prédécesseur (le Necronomicon pour ceux du fond qui ne suivraient pas) par les fécétieuses personnes regroupées dans la maison du Pré aux Clercs.

Gepubliceerd in Amsterdam of kosten van de auteur... annonce E.B. dans son introduction. Bien sûr, bien sûr... Voici donc entre nos mains la somme du savoir d'un expert es-vampire comme notre Vieux Continent n'en a jamais connu.

21:58 Écrit par Theudrick dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13 juillet 2009

Avaler la couleuvre


Etes-vous comme moi? Lassés des sempiternelles "catastrophes annoncées" par les mass media et dont le seul but est d'instiller la peur dans l'esprit du plus grand nombre. N'en avez-vous pas assez de vous entendre dire que vous allez mourrir noyé dans les flots des océans gonflés par le réchauffement climatique, que votre peau va griller sous l'effet des rayonnements cosmiques qui tombent par le trou dans la couche d'ozone, que vos poumons vont se fendre dans une violente quinte de toux made in A/H5N1 ou que votre cerveau va se transformer en éponge sous l'effet de la maladie de la vache folle?

Moi j'en ai ras-le-bol des annonceurs de mort imminente qui se servent de la panique qu'ils créent pour accroître leur emprise sur les peuples. Depuis qu'on annonce que la fonte des glaciers, de la banquise et la dilatation des océans vont nous noyer, de combien de millimètres la mer est-elle montée? Où sont les centaines de milliers de malades de la vache folle? Depuis 20 ans ils ont eu largement le temps d'incuber! Et la grippe mexicano-porcine? Pourquoi une famille confinée dans sa maison par mesure de sécurité est-elle plus dangereuse qu'un noceur de festival rock? Comment des foyers d'infection apparaissent-ils plic-ploc sans rien entre eux? Le virus est-il sléectif à ce point qu'il ne contamine personne entre le point A et le point B?

Non, décidément, je ne parviens plus à croire aux mirages inventés par les médias. A quoi nous sert la science si elle n'explique plus rien? Et pourtant, elle sert bien d'obscurs desseins la science. Car en effet, comment vous faire acheter des panneaux solaires dans un pays sans soleil, accepter des ventilateurs industriels gigantesques dans votre jardin , accepter des éco-chèques qui vous privent de la liberté d'user de votre salaire à votre guise,

 

Même si nous ne sommes pas sous le joug d’une dictature, nous ne sommes pas non plus sortis d’une ère où la Police est en hypertrophie, où, au lieu de protéger, elle tend à générer un sentiment d’insécurité. Car croiser partout des hommes en uniformes et armés provoque la peur, plutôt qu’elle ne l’atténue : elle nous confine dans un état d’urgence permanent, elle nous inquiète et finirait même par énerver : les armes, trop nombreuses, appellent la guerre, après que l’on s’est occupé de sa propre sécurité. Seules réponses face à la peur, cette grande peur que notre société est censée toujours éprouver, face à la délinquance, au vieillissement de la population, à la précarité, au chômage, et autres virus, les armes l’accentuent au lieu de nous en libérer, et se trompent de cible, n’atteignant que la surface d’un malaise profond dans les marges de notre société, marges qui se retrouvent au centre des dispositifs de surveillance et de contrôle continu : ainsi les armes finissent par générer la peur, au lieu de s’en dégager. C’est elle qu’analyse d’abord Jünger. C’est elle que l’on doit comprendre, avec ses corollaires que sont la contrainte, et l’isolement, si l’on veut qu’advienne une ère de liberté, s’articulant mieux avec les nécessités du temps.

12:18 Écrit par Theudrick dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |