21 août 2009

Pure euphorie misanthropique


Il est des idées loin desquelless il ne faut pas demeurer. Des certitudes qui valent de n'être jamais abandonnées. Des crédos à graver sous ses paupières pour ne point les oublier; pas même une misérable seconde. J'ai pourtant veillé des nuits entières à m'interroger, à me torturer pour me convaincre de mon erreur. Mais dès que je fermais les yeux, au petit matin, une lumière se levait en moi et je revoyais, comme si j'y étais encore, les cent mille cadavres à qui j'avais tourné le dos en avançant le long des chemins. Fallait-il que je sois aveugle? Fallait-il qu'une foi puissante anime mon coeur pour que je souhaite à ce point le mortifier? Fallait-il que je sois idiot pour me contraindre à une telle agonie?

Fallait-il que je sois un animal sans âme pour encore espérer en mes semblables?

Alors fi! Je souhaite que résonnent sans fin dans ma tête les mots de Byron, comme autant de cloches lourdes encore de leurs glas sonores, pour que jamais plus, plus jamais, je ne connaisse cet inutile espoir qui jusqu'ici pendait à mon pied, accroché à sa chaîne.

"Je n'ai pas aimé le monde et le monde ne m'a pas aimé; je n'ai jamais loué son haleine fétide, ni fléchi patiemment le genou devant ses idoles ni ridé mes joues à lui sourire ni fatigué ma voix en criant à ses échos."


Stabat Mater Dolorosa by Anorexia Nervosa

Vexilla Regis prodeunt, fuget Crucis mysterium
Les étendards du Roi s'avançent et la lumière de la Croix resplendit son mystère

Qua vita mortem pertulit et morte vitam reddidit
A laquelle la vie a souffert de la mort et la mort a rendu la vie

21:52 Écrit par Theudrick dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : misanthropia |  Facebook |

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