17 août 2009

I am a "GREEN RELIGION" heretic


Dernièrement, je me suis attelé à la lecture du livre de Yann La Flèche intitulé La Prophétie du cinquième règne (éditions Alphée, 2005), ceci pour mieux me livrer à un exercice d'analyse sémiotique comptant pour le cours de documentologie de 4ème année. Cet ouvrage est très fortement teinté d'ésotérisme et il exprime une vision apocalyptique de l'avenir. L'auteur y soutient notamment l'idée, par la voix de ses personnages de fiction, que l'émergence des courants "environnementalistes" ces dernières années est le signe d'une prise de conscience de l'Humanité vis-à-vis de ses actions destructrices contre Mère Nature. Bien entendu, on nous promet la fin du monde pour bientôt (c'est toujours pour bientôt sinon ça ne fait pas peur et ça n'a aucun intérêt, comme vous le savez.) Evidemment, c'est le retour à l'âge de la pierre qui se profile à l'horizon si nous ne changeons pas nos "comportements" au plus vite.

 

prophetie_5e_regne

 Je n'ai pas pu m'empêcher de faire le parallèle entre ce qui est écrit dans ce livre et le l'apparition de ce que j'ai l'habitude d'appeler la nouvelle religion néo-païenne du 3ème millénaire (ceci dit sans aucune animosité ni envers la religion, ni envers le paganisme, que du contraire); vous l'aurez compris, je veux parler de la "Religion Climatique", ou la Green Religion comme disent certains, qui est cette affirmation dogmatique et quasi mystique de l'implication de l'être humain dans les changements climatiques que notre planète est en train de subir.

Inutile de vous dire combien on se sent seul quand on ne pense pas comme la majorité des gens (c'est une lapalissade, bien sûr, je le sais). Essayez un peu de crier partout que vous ne croyez pas que l'Homme est responsable du réchauffement climatique, vous verrez bien.

Désormais, je me sens un peu moins seul car cet exercice de sémiotique, outre le fait qu'il m'a rendu moins inculte dans le domaine de prédilection d'Umbeto Eco, m'aura en plus appris que je n'étais pas un "hérétique" isolé sur l'île du scepticisme scientifique.  

Jetez un oeil sur la vidéo suivante et vous comprendrez où je veux en venir. Vous ne risquez pas d'entendre parler souvent de Ian Plimer alors c'est le moment d'en profiter. C'est en anglais, of course, mais ce n'est pas encore trop, trop difficile à suivre. Mais j'ai quand même ajouté quelques "sous-titres" (en V.O., why not?).



Extraits (orthographe non garantie): " We have here the unity of science and religion (...) because we've invented a new religion. The rise of ENVIRONMENTALISM parallels in time and in place the declining christianity and socialism and this new religion is just terrified of doubt, it's terrified of scepticism, it's terrified of uncertainty and it claims to be underpinned by science. It's actually a fundamentalist religion with a fear of nature (...) and like many religions it attracts believers by announcing apocalyptic calamities (...) It's credo is repeated non-stop (...). Heretics like myself are inquisitorially destroyed. It's a new religion. It states that now is the most important time in History (...) we must make sacrifices NOW! (...) if the world is being destroyed, than we, humans, are to blame (...) there have been thousands of global warmings and global coolings (...) we are the fist generation of organisms on planet earth that has ever feared a warm climate (...) "

En résumé, Ian Plimer, qui est géologue et un scientifique reconnu dans son pays, l'Australie, s'élève contre le dogme scientifique de l'origine humaine du réchauffement global: le propre de tout homme de science est de douter, de ne tenir pour vraie aucune affirmation qu'il n'est parvenu à démontrer avec rigueur et méthode. Cette méthode inclut d'entendre tous les points de vues sur le problème. Or il se fait que l'hypothèse de l'origine naturelle du réchauffement climatique n'est plus entendue. Elle n'est quasiment pas investiguée et elle n'est pas médiatisée (du moins pas autant que l'autre).

Pire, les tenants de l'hypothèse de l'origine naturelle sont mis au ban de la communauté scientifique, ils sont tournés en ridicule quand ils ne sont pas superbement abandonnés à eux-mêmes. Vous ne croyez pas qu'un tel comportement puisse exister et que les médias ne laisseraient pas une "vérité aussi gênante" (pour reprendre une formule consacrée) sous le tapis? Hé bien, j'envie votre capacité à croire en la bienveillance de votre prochain.

Comme le dit Plimer, la Terre a connu des milliers de cycles de réchauffement et de refroidissement climatique. Nous serions les premiers des tous les êtres humains à craindre plus un climat chaud qu'un climat froid. J'en appelle au bon sens populaire: quand on dit que quelqu'un n'en a plus pour longtemps à vivre, quelle expression emploie-t-on? Il ne passera pas l'hiver? Ou il ne passera pas l'été.

Plus sérieusement, je pense, comme l'a dit quelqu'un que je ne nommerai pas, mais si vous le voulez, vous pouvez en cherchant bien retrouver ces mots dans le dernier numéro de Philosophie Magazine, je pense dont que l'on nous soigne à "doses de plus en plus massives de divertissement, de bêtise et de peur". Or, tout le monde le sais: la peur est mauvaise conseillère.



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