13 juillet 2009

Avaler la couleuvre


Etes-vous comme moi? Lassés des sempiternelles "catastrophes annoncées" par les mass media et dont le seul but est d'instiller la peur dans l'esprit du plus grand nombre. N'en avez-vous pas assez de vous entendre dire que vous allez mourrir noyé dans les flots des océans gonflés par le réchauffement climatique, que votre peau va griller sous l'effet des rayonnements cosmiques qui tombent par le trou dans la couche d'ozone, que vos poumons vont se fendre dans une violente quinte de toux made in A/H5N1 ou que votre cerveau va se transformer en éponge sous l'effet de la maladie de la vache folle?

Moi j'en ai ras-le-bol des annonceurs de mort imminente qui se servent de la panique qu'ils créent pour accroître leur emprise sur les peuples. Depuis qu'on annonce que la fonte des glaciers, de la banquise et la dilatation des océans vont nous noyer, de combien de millimètres la mer est-elle montée? Où sont les centaines de milliers de malades de la vache folle? Depuis 20 ans ils ont eu largement le temps d'incuber! Et la grippe mexicano-porcine? Pourquoi une famille confinée dans sa maison par mesure de sécurité est-elle plus dangereuse qu'un noceur de festival rock? Comment des foyers d'infection apparaissent-ils plic-ploc sans rien entre eux? Le virus est-il sléectif à ce point qu'il ne contamine personne entre le point A et le point B?

Non, décidément, je ne parviens plus à croire aux mirages inventés par les médias. A quoi nous sert la science si elle n'explique plus rien? Et pourtant, elle sert bien d'obscurs desseins la science. Car en effet, comment vous faire acheter des panneaux solaires dans un pays sans soleil, accepter des ventilateurs industriels gigantesques dans votre jardin , accepter des éco-chèques qui vous privent de la liberté d'user de votre salaire à votre guise,

 

Même si nous ne sommes pas sous le joug d’une dictature, nous ne sommes pas non plus sortis d’une ère où la Police est en hypertrophie, où, au lieu de protéger, elle tend à générer un sentiment d’insécurité. Car croiser partout des hommes en uniformes et armés provoque la peur, plutôt qu’elle ne l’atténue : elle nous confine dans un état d’urgence permanent, elle nous inquiète et finirait même par énerver : les armes, trop nombreuses, appellent la guerre, après que l’on s’est occupé de sa propre sécurité. Seules réponses face à la peur, cette grande peur que notre société est censée toujours éprouver, face à la délinquance, au vieillissement de la population, à la précarité, au chômage, et autres virus, les armes l’accentuent au lieu de nous en libérer, et se trompent de cible, n’atteignant que la surface d’un malaise profond dans les marges de notre société, marges qui se retrouvent au centre des dispositifs de surveillance et de contrôle continu : ainsi les armes finissent par générer la peur, au lieu de s’en dégager. C’est elle qu’analyse d’abord Jünger. C’est elle que l’on doit comprendre, avec ses corollaires que sont la contrainte, et l’isolement, si l’on veut qu’advienne une ère de liberté, s’articulant mieux avec les nécessités du temps.

12:18 Écrit par Theudrick dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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