25 décembre 2008

Un conte de Noël -EPISODE 3 (FIN)


Finalement, je suis arrivé à boucler ce troisième et dernier épisode avant que Noël se termine. Je vous en souhaite bonne lecture. Joyeux Noël! 

 

The Mouse and the white Tree: a Christmas carol.

La souris et l’arbre blanc: un conte de Noël.

By Gabriel Schalken

Copyright 2008

 

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On était tellement bien au café de Maud. Du moins c'était ce que pensaient les trois convives attablés près de la fenêtre de ce bistrot comptant parmi les moins bien cotés de C. C'étaient trois pauvres hères pour qui la vie n'avait pas fait l'économie des pires problèmes qui peuvent, à un moment où à un autre, marquer l'existence d'un homme, même bien né. En cette veille de Noël, en ce jour soi-disant béni, les trois amis avaient convenu de se rassembler en ce lieu de perdition pour échanger leurs dernières mésaventures et faire semblant, une fois de plus, d'accorder une quelconque utilité à leur présence sur Terre.


Cette compagnie comptait un vieillard, un homme d'âge mûr et un jeune homme à la mine encore avenante malgré les premières séquelles d'une consommation trop régulière de mauvais rhum. Cette habitude lui venait de l'époque où il était matelot sur un navire qui tenait plus de la poubelle que du cargo. Pour lui, la mer, c'était bien fini, depuis le jour où il avait poignardé le second pour l'empêcher de balancer à la mer un passager clandestin à peine plus vieux que lui. Il avait trouvé refuge à C, ou plutôt non, il était venu s'enterrer à C., pensant ainsi échapper à la justice et ne pas devoir payer sévèrement son geste de compassion. Du haut de ses 24 ans, il contemplait sa vie comme on observe une ordure que l'on vient de jeter dans le caniveau.

- Quel temps de chien! lâcha-t-il dans un souffle.

- Allons, ne me dit pas que tu n'as pas connu de grain pire que celui-ci à l'époque où tu naviguais encore, fit le plus vieux.

- C'est pas la question! Rien à voir! Sur la mer, c'est le navire qui te porte. Ici, je me vois mal rentrer chez moi à travers le mètre de neige qui recouvre tout.

-Tu n'as qu'à dormir chez moi, fit le troisième larron. C'est tout près, tu sais bien.

- Non, sincèrement. Je préfère encore affronter le blizzard que soutenir le regard de ta femme quand tu rentreras aux fines heures de l'aube, comme à ton habitude.

- Bah! fit l'autre en vidant son verre de genièvre.

- Non, sincèrement, je préfère encore me les geler dans la neige.

En disant cela, il avait tourné son regard vers l'extémité de la rue. Son passé lui avait appris à ne rien laisser au hasard et le moindre détail imprévu attirait son attention. C'est pourquoi il ne manqua pas de voir une petite silhouette habillée de rouge et de noir sortir de la plus belle maison du quartier et tenter péniblement de traverser la rue encombrée de neige en luttant contre les morsures impitoyables de l'Aquilon. Il remarqua ses efforts pour protéger de ses bras son petit corps d'enfant malade. Il la vit tomber plusieurs fois, se relever, porter une fois la main à sa poche et tomber une dernière fois pour ne plus se relever.

- Mais qu'est-ce qu'elle fait dehors cette gamine?

- Quelle gamine? firent en choeur les deux autres.

- Vous ne la voyez pas? Là-bas, au carrefour, couchée dans la neige au milieu de la rue?

- Non, fit le plus vieux. Comment tu peux voir quelque chose aussi loin avec ce qui tombe?

- Moi non plus je vois rien, lança le troisième. Finit ton verre, peut être que c'est ça qui te manque pour arrêter d'avoir des visions. En tous cas, ça marche toujours pour moi.

- Espèce d'abrutis! C'est pas possible d'être comme ça! Vous voyez rien ou vous voulez rien voir?

- C'est pas nos oignons, répliqua sèchement l'ivrogne.


Le jeune homme se leva d'un bond, renversant sa chaise et celle de son compagnon qui vida le contenu de son verre sur ses vêtements sales en jurant comme un horrible charretier. Le vieux tenta de le retenir mais il chassa d'un geste la main qu'il tendait vers lui.

- Allez vous faire foutre, leur lança-t-il en se ruant vers la porte.


Dès qu'il fut dans la rue, il regretta d'avoir laissé son écharpe et ses gants à l'intérieur mais il ne voulut pas y retourner. Il se dirigea vers l'endroit où il avait vu l'enfant tomber. Mais la neige qui dégringolait à présent avec une violence inouïe l'empêchait de se repérer. Il cria: « Petite! », plusieurs fois mais ne reçu comme réponse que l'écho de sa voix sur les murs étouffé par les rideaux de neige. Il avança avec peine pendant cent mètres puis encore cent. Au moment où il se désespérait de ne pouvoir retrouver l'enfant, l'imaginant morte de froid sous 20 centimètes de poudre glacée, il trébucha sur un corps dans la neige. Frénétiquement, il se mit à creuser de ses grandes mains et découvrit rapidement la robe de chambre noire et rouge d'Estelle.

- Bon Dieu, mais t'es la fille de la « belle maison », la fille Viviant. Tu m'entends? Petite? Petite!


Il la secoua légèrement tout en retirant de son visage bleui les dernière traces de bouille neigeuse qui le recouvrait.

- Petite, réveille-toi, pour l'amour de Dieu, allez, réveille-toi!


Estelle ouvrit un oeil, puis l'autre, et les referma ensuite tous les deux.

- Non, non, non. Pas ça. Ouvre les yeux petite. Comment tu t'appelles?

- Es-Es-telle, souffla-t-elle entre ses lèvres tremblante.

- Estelle, je vais te ramener chez toi, chez ta maman.

- A... lors, c'est à léglise qu'il faut aller, elle est là ma maman. Il faut que j'aille... que j'aille à l'église, s'il te plaît monsieur.

- Mais tu seras mieux chez toi, on pourra te soigner et te réchauffer. A l'église c'est froid comme une pierre dans la terre. Non, je te ramène chez toi.


Péniblement, il se releva avec l'enfant dans ses bras. Titubant sous l'effet de la tempête, de l'alcool, de la faim et de la fatigue. Sa tête lui tournait, et il se vit en train de s'évanouir là et de mourir de froid à côté d'Estelle.

- Si vous ne m'emmenez pas à l'église, Alexandra ne reverra pas sa maman.


Le jeune homme ne comprenait rien à cette histoire et ne chercha pas à comprendre. Là où il se trouvait, il était plus proche de l'église que de la maison d'Estelle. Il préféra donc s'y rendre, espérant y parvenir avant de s'écrouler une fois pour toutes. Même si la mère de la petite ne s'y trouvait pas, quelqu'un de respectable finirait bien par la prendre en charge pour la ramener chez elle saine et sauve. Il tourna ses pas dans la direction de l'église avec Estelle blottie contre sa poitrine. Il progessait au jugé. Plusieurs fois il s'écroula, et autant de fois il se releva. Il était déjà responsable de la mort d'un homme, il ne voulait pas avoir celle d'une enfant sur la conscience et tomber plus bas que la poussière. De là il ne se relèverait jamais, il le savait.


Mais il parvint finalement au parvis de l'église et il gravit l'escalier au prix d'efforts d'attention infinis pour ne pas trébucher en escaladant les marches inégales couvertes de glace. Une fois, les portes franchies, il entreprit de traverser la nef et là tous les regards se tournèrent vers lui et Estelle, et un silence pesant envahit tout l'édifice. Il n'en avait cure. Oui, il n'en avait cure de tous ces yeux étonnés, effrayés ou même dégoûtés car dans son cerveau gagné par la fièvre vibrait simplement l'idée apaisante du devoir accompli. Peu importait les mercis, les récompenses: une telle satisfaction emplissait son coeur qu'elle se suffisait à elle-même.


A la croisée du transcept, en face de l'autel, ses forces l'abandonnèrent et il roula lourdement sur le sol en essayant malgré tout d'amortir sa chute pour ne pas blesser Estelle. La petite fille échappa à ses bras et glissa sur le dallage froid et noir de la vieille église.


Le bruit courut à travers la foule des fidèles qu'une jeune enfant inanimée avait été déposée au pied de l'autel, qu'elle portait simplement une robe de chambre détrempée à rayures rouges et noires et qu'elle avait cessé de respirer. La rumeur parvint aux oreilles d'Isabelle qui se trouvait dans la foule, sur le bas-côté gauche, incapable de voir quoi que ce soit tant la foule à cet endroit était dense. Elle reconnut immédiatement sa fille à la description que les gens en faisait et elle se précipita, folle d'angoisse, dans la direction de l'autel en bousculant tout ce qui se trouvait sur son passage.


Elle trouva sa fille inanimée, étendue sur deux prie-dieu recouverts d'un manteau de velours noir. Visiblement, ce qu'on avait dit était le reflet de la réalité: elle avait cessé de respirer et la pâleur de son visage en témoignait. Elle écarta le prêtre, les enfants de choeur, les premiers curieux et prit sa fille dans ses bras. Ses cris, ses pleurs et sa peine éclaboussèrent tous les murs de l'église et se répercutèrent entre les colonnes jusque sous le porche et plus loin encore, sur la place de l'église et à travers toutes les rues environnantes.


Au milieu de tout ce tumulte, personne ne remarqua le petit ruban bleu emprisonné dans la main d'Estelle, ni la petite souris qui avait glissé sans vie de sa poche sous les prie-dieu.



EPILOGUE


Il y eut énormément de public pour assister à la cérémonie le jour de l'enterrement d'Estelle. Elle se tint dans la petite église du quartier de la « belle maison », là même où eurent lieu les événements de la Noël. Elle était bien trop petite pour accueillir toute les personnes qui s'étaient déplacées pour lui rendre un dernier hommage. Tous étaient attérés par sa disparition soudaine. Ses amis étaient présents, moi aussi j'étais là, discret, dans un coin. Mais il y avait aussi sa fille, son fils et leurs petits enfants ainsi que les plus fidèles de ses employés. Mais si je vous dit ceci, vous ne comprenez plus rien et c'est bien normal car dans tout ce qui précède, j'ai omis de vous dire qu'Estelle Viviant ne mourrut pas lors de la nuit de Noël que je viens de vous raconter. Non, elle vécut encore bien longtemps après. Assez longtemps pour se marier et voir ses enfants se marier et avoir eux-mêmes des enfants.


Je ne vais pas vous conter les détails de sa miraculeuse résurrection mais sachez qu'après tout ceci, plus rien ne fut jamais comme avant. La santé d'Estelle s'améliora sans qu'aucun médecin ne put expliquer pourquoi. Elle et sa mère devinrent inséparables même après le remariage de cette dernière.


Après de brillantes études d'économiste, Estelle se maria avec un homme dont la fortune les mettait à l'abri de tous les coups du sort, du moins ceux que l'argent peut régler. C'est ainsi qu'elle devint la présidente de la Fondation Viviant, une oeuvre caritative puissante dont le but était de recueillir et de gérer des fonds pour la recherche en matière de maladies orphelines car c'était d'une maladie de ce type dont elle avait souffert dans son enfance.


Quant à moi, je ne suis que l'humble chauffeur de Madame Estelle. Quand j'étais jeune j'étais matelot sur un cargo. Aujourd'hui, j'ai 92 ans et je viens de perdre celle qui fut mon ancienne patronne mais surtout celle que je considérais comme ma meilleure amie et la femme la plus merveilleusement généreuse qu'il m'eut été donné de rencontrer. Comme je suis le seul à qui Estelle aie jamais raconté l'histoire d'Alexandra, je me devais de la raconter à mon tour avant de disparaître.


Comment, sans cela, les gens pourraient-ils comprendre un jour la signification du logo de la Fondation Viviant? Car jusqu'à présent, personne n'a compris pourquoi Estelle avait choisi une petite souris blanche portant un ruban bleu et une clochette d'argent autour du cou.

Noel Nouvelet by Anuna (replaces previously posted video "Winter, fire and snow")

Commentaires

j'ai cru qu'elle était morte! ça va pas non, de faire peur ainsi aux gens!!

crès crès belle histoire, crès criste, mais crès belle (comme c'est souvent le cas). merci thythy

Écrit par : Jizz | 27 décembre 2008

THAT'S WHY I MADE IT. Thanks a lot Jizzman! ça me va droit au coeur. Les histoires tristes sont souvent celles qu'on retient le mieux. Quand on se souvient d'avoir été heureux, on sait rarement pourquoi exactement. Par contre, on se souviens toujours pourquoi on a été triste à un momen donné. Merci de m'avoir lu, et merci pour ton comm'

Écrit par : Theudrick | 28 décembre 2008

J'arrive... Salut les gars,

Petit comm pour vous dire que j'arrive... En effet, la lecture du conte est prévue pour ce soir!!! J'espère pouvoir m'y mettre une bonne fois pour pouvois en profiter un max. Je vous livrerais mes impressions une fois toute la petite histoire lue!!

En plus, j'ai vu qu'il y avait une souris, ça me motive :-)

Écrit par : Mel | 29 décembre 2008

BIENVENUE ALORS!!!! Et bonne lecture. Je peux d'ores et dejà te dire que j'ai un projet de faire transcrire ce conte en bande dessinée ou en livre pour enfants. Je cherche un illustrateur ou (mieux) une illustratrice (je vois mieux une touche féminine pour cette histoire). Si tu as des suggestions ou un avis sur la question... A PLUS :-)

Écrit par : Theudrick | 29 décembre 2008

Hier soir, j'ai enfin pris le temps de lire ta belle histoire, qui attendait complète sur mon bureau (dans l'ordi hein). Et ben j'ai franchement bien aimé. Les descriptions sont waw et l'histoire est belle. Et la fin est surprenante, et le dernier paragraphe est tout mimi :-)

Écrit par : Kindy | 07 janvier 2009

conte de noel : impressions C'est vrai que tu as une façon d'écrire très agréable et que tes descriptions sont toujours complètes sans être lourdes...

J'ai également bien aimé l'histoire (surtout la petite souris)
mais, pourune fois, je vai faire la sanscoeur mais je crois que j'aurais préféré lafin sans l'épilogue... ou bien que tu nous conte le rétablissement miracle de la petite fille.

De manière constructive, je pense que ça fait une trop grande cassure si on a l'info de son rétablissement sans explication au niveau de l'épilogue (bien qu'aucune règle ne régisse vraiment un épilogue :-)

Au final c'est super bien ficelé et rès bien écrit. J'ai vraiment pris plaisir à lire ton conte de Noël...

Écrit par : mel | 07 janvier 2009

Construction / Déconstruction Le sens critique s'aiguise je vois. J'adore! Je comprends ta remarque. C'est vrai qu'un épilogue dans un conte ce n'est pas très courant. En fait, j'avais pensé faire un quatrième épisode avec l'épilogue mais j'ai été pris par le temps à cause de la maladie. Mais la cassure, ici, était faite exprès pour donner l'impression qu'Estelle et Alexandra étaient toutes les deux passées de vie à trépas, une sorte de chaud/froid émotionnel si tu veux. Quand tu dis "la fin sans l'épilogue", tu veux dire que tu aurais préféré la version triste plutôt que celle qui se termine bien? C'est pour ça la "sans coeur"?Si c'est ça je te comprends aussi et alors je crois que tu adorerais la manière d'écrire de Ludmilla. Tu t'habitues au goût du sang on dirait... Tu es prête pour les seigneurs de Lioncourt et de Pointe du Lac désormais. Les Cullen vont te paraître insipides bientôt. Tu sais qu'après le rouge, pour moi, il n'y a que le noir... A quand la nouvelle coloration ;-) Quoi qu'il en soit, merci pour ta critique qui me confirme dans l'idée que je dois laisser mûrir mes textes avant de les publier. C'est pas évident de travailler sans filet. Tout le texte est improvisé autour d'une idée de départ qui a évolué au fur et à mesure de l'écriture. C'est pour ça que le titre n'est pas en totale adéquation avec le contenu par exemple. Voilà, promis, ma prochaine héroïne va déguster ;-)

Écrit par : Theudrick | 09 janvier 2009

Enfin finit Bon j'ai enfin tout bien lu ! J'ai beaucoup aimé, tout comme l'Enfer d'Antonin. Mais bon, on sait quand même pas trop ce qui est arrivée à la petite fille pour qu'elle devienne une petite souris, mystère... une suite sur le sujet? :p

Sinon pour ma part, la coupure ne m'as pas gênée, plus le fait qu'il plane un mystère sur la souris lol. (J'y tiens)

Ah et puis.... Y plus rien à lire (snif snif snif). Encore !
Je proteste ! Mais bon les meilleures choses se font désirer il paraît....

Écrit par : Lindorie / Dédé | 29 juin 2009

Alors, tout d'abord, j'étais prête à vous maudire jusque la trente-sixième génération pour avoir fait mourir la petite et l'homme. Ensuite, j'ai souris. Ils étaient vivants.

L'histoire de ce conte est magnifique. Il est poignant. L'écriture est fluide, prenante. On imagine très bien les personnages. Leur caractère, leurs blessures. Vous avez réussi à créer tout un monde qui n'est ni parfait, ni trop dramatique. Juste la vie tout simplement.

Je dois vous avouer que je ne laisse que rarement des commentaires. Je ne sais jamais quoi dire. Mais ici, votre texte m'a vraiment émue. Et je voulais vous remercier de nous en faire profiter.

Je vous souhaite donc une bonne continuation dans vos écrits.

Écrit par : Tessa | 23 septembre 2009

... DROIT AU COEUR... C'est là que vos commentaires sont allés. Merci Tessa. Je suis d'autant plus touché que je ne vous connais ni d'Eve ni d'Adam et que je reçois rarement les commentaires de mes lecteurs si ce n'est ceux, ô combien précieux, de mes amis.

Pour ce qui est de la continuité, je tenais à vous signaler que la maison d'édition Chloé des Lys à publié un de mes contes, "L'Enfer d'Antonin", enfin, quand je dis un de mes contes, je devrais dire un conte de mon inséparable ami Gabriel Schalken (je sais que je ne trompe personne avec mon pseudo mais comme je ne peux pas faire de pub sur ce blog...).

A bientôt Tessa et encore merci.

Écrit par : Theudrick | 23 septembre 2009

Vous pouvez remercier Lindorie. C'est grâce à elle que je suis tombée sur votre blog. Et j'aime beaucoup l'ambiance de celui-ci. Vous avez réussi à instaurer une atmosphère propice pour vos textes.

Félicitations pour votre parution. Je sais à quel point il peut être difficile de pénétrer dans une maison d'édition et plus encore d'être publié par celle-ci. Mais je n'en suis pas vraiment surprise. J'aime votre style. Et, veuillez excuser ma familiarité, bonne merde pour la suite.

Cordialement.

Ps: vous pouvez me tutoyer. Je n'ai que 22 ans. J'ai horreur quand on me dit vous parce que j'ai l'impression de prendre 30 ans dans la figure. (Oui je sais, je fais un complexe de Peter Pan mais que voulez vous? J'aime mon statut d'étudiante pas encore adulte).

Écrit par : Tessa | 23 septembre 2009

EN BONNE ET DUE FORME Peter Pan, un de mes personnages favoris. Personnellement, je revendique d'être encore un enfant quelque part dans ma tête. Ceux qui ne l'avouent pas finissent toujours par le montrer d'une manière ou d'une autre; qu'il s'agisse de voitures, de consoles de jeux, de ballon rond, ... les règles changent et le jeu prend des atours sérieux mais le principe et la passion viennent de l'enfance. A moins d'être devenu un monstre. C'est peut-être la seule chose qui nous empêche de nous entretuer jusqu'au dernier...

Si je ne pensais pas qu'en chaque homme et en chaque femme somneille un enfant, il y a déjà longtemps que j'aurais perdu ce tout petit grain de sable blanc qui est au fond de ma poche et qui contient ce qui reste de ma foi en l'Humanité.

Mais je dois faire attention car le vent souffle fort depuis quelques années.

A bientôt Tessa. Ha oui, on laisse tomber le vouvoiement dans les deux sens si tu veux bien. Après tout, on a tous les deux notre carte du club des Enfants perdus ;-).

Écrit par : Theudrick | 24 septembre 2009

Je comprends ce que tu veux dire. Et je dois même avouer que certains adultes ont gardé le pire de leur âme d'enfant. Ils se battent parce qu'ils veulent ce que l'autre a. Mais comme nous avons grandi, ils frappent plus vicieusement que lorsque nous étions des enfants.

Et puis, j'aime profiter de la vie sans arrière pensée. Tout en faisant attention aux conséquences de mes actes bien sûr. Et c'est là que nous voyons que nous avons grandi. Nous savons qu'il y a un lendemain. J'aime Peter Pan justement parce qu'il est insouciant. Il profite de la vie, de ce qu'il a. Il est heureux avec un rien. Nous, il nous en faut toujours plus. Et je trouve ça dommage. Les amis, la famille sont beaucoup plus importants que l'argent, la renommée ou le pouvoir. Mais ça, beaucoup l'ont oublié et ne s'en rendent compte que trop tard.

Je dois t'avouer que j'admire leur capacité d'imagination. C'est magique. Et je dis souvent que les écrivains, ou autre personne faisant un métier créatif ou étant créatif ont gardé une grande part de cette capacité. Et ils nous font rêver. Rien que pour ça, je ne leur dirai jamais assez merci.

Le vent souffle fort? Hum... Je dirai que si tu es toujours émerveillé par ce que la vie peut t'apporter, que si tu n'es aucunement blasé et que si tu sais profiter de chaque moment, tu garderas cette âme d'enfant. Fais attention à ne pas perdre tout ça. C'est malheureusement là que nous perdons ce que l'enfance nous a légué.

Cordialement.

Ps: j'aime être un enfant perdu par moment. Surtout pour embêter gentiment certains amis (par exemple: en chantant avec de belles voix fausses haut perchées certaines chansons de Walt Disney pendant une heure et demi juste pour se venger des garçons ^^). J'ai de la chance. J'en ai des géniaux avec qui nous pouvons être nous-même sans crainte d'être jugé.




Écrit par : Tessa | 24 septembre 2009

hello Bon au cas ù on ne l'aurai pas compris, le dernier commentaire de Tessa a été posté de chez moi, d'où le fait qu'elle ait oublié de supprimer mail et site ^.^

@ Theudrick le Rouge (hé j'ai retenu ^^) Merci pour tes coms, contente d'avoir pu faire partager mes lectures, c'est une chose que j'aime beaucoup faire. J'espère que d'autres membres du Domaine des Scribes vont te lire également. Tu as une place de choix dans la bibliothèque du forum maintenant ^.^

@ Tessa : contente que le conte t'aie plu, maintenant que tu as le livre ne prêt, nous attendons tous tes impressions après lecture.

Bon sur ce à ++ en espérant pouvoir lire d'autres textes et qui sait un futur roman (hé hé)

Écrit par : Lindorie | 25 septembre 2009

Une plume, un conte et une petite larme Bonjour,

Peu habitué des commentaires, et sous les conseils de Lindorie, j'en viens à en laisser un.

Ce conte de noël, à l'instar de "La petite fille aux allumettes" m'a simplement bouleversée. De la plume Zolaire au sentiment Voltais, nous voyageons avec vous dans une bourgade du début du XXe où l'humanité a encore cet éclat d'espoir et de magie.

Quelques 10 minutes de pur émerveillement , de sensations tristes ou amères, pour un épilogue, quoiqu'inhabituel, qui lie émerveillement à réalité dans un profond respect.

Un grand merci, pour me laisser croire, encore un peu, que des spécimens humains sont capables de tant.

A bientôt de vous lire.
Amitiés.

Écrit par : Aeonor | 16 octobre 2009

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