17 novembre 2008

30 jours de nuit - Roman graphique et film à p..... dans son f...

 
Pris d'une incroyable frénésie vampirique ces derniers jours, je vois les journées passer au ralenti, ce qui fait que tout ce que je fais est "speedé". Il faut m'excuser pour le nombre d'articles postés en si peu de temps. Je vous l'ai dit. Je couve quelque chose. Qui a dit un oeuf de dragon? Petit malin va! Puisqu'on parle de "dragons", et métaphoriquement les vampires en sont, voici l'article promis sur 30 JOURS DE NUIT. Je vais faire court pour les amateurs du genre.

 

30joursdenuit

30JoursDeNuit2_30112007_113413

30JoursDeNuit3_28062008_154832

 30 jours de nuits, c'est d'abord et avant tout une bande dessinée, ou plutôt un roman graphique, en 3 tomes. C'est le génial Steve Niles (qui a transposé I Am Legend en BD) qui est au commande du scénario et le non moins génial Ben Templesmith s'occupe du dessin et des couleurs. 30 jours de nuit est le titre général de la série: le tome 2 est sous-titré Jours sombres et le 3 Retour à Barrow.

Parlons peu mais bien: il s'agit ni plus ni moins de l'OVNI le plus inclassable qu'il m'ait été donné de lire ces derniers temps. Premièrement, le scénario: classique mais diablement inventif. En résumé (je ne parlerai que du tome 1), tout part du principe "lumineux" selon lequel, à une certaine époque de l'année (à cheval entre novembre et décembre si je me souviens bien), la nuit perdure pendant une trentaine de jours dans les régions proches du cercle polaire. 30 jours de nuits, ça vient de là. Ainsi donc, c'est ce que subit le petit village de Barrow (Alaska, USA) chaque année et qui fait que ce pittoresque endroit se vide de ses habitants un peu avant la nuit polaire. Ceux qui restent sont les "vrais durs". Mais le shérif local, Eben (Josh Hartnett dans le film Mesdemoiselles) et sa poignée de familiers, sa femme (Melissa George dans le film Messieurs), son adjoint et quelques amis, hé bien ils ne font pas le poids comparés à une bande de vampires (anciens et bien organisés) fermement décidés à faire de Barrow leur terrain de chasse pendant cette nuit qui n'en finit pas.

Le style de Templesmith est tout simplement impossible à décrire, c'est un festival, un foisonnement de traits que l'on dirait lancés dans la précipiration et qui aboutissent à des formes que l'on devine humaines ou non-humaines. Pour moi, la couleur et les contrastes aidant, il pourrait s'agir d'une sorte d'impressionisme macabre qui convient tout à fait au sujet.

Loin de s'essouffler, le scénario de Niles quant à lui prend de l'ampleur d'un tome à l'autre (78 planches, puis 132 puis 146!) et les ressorts de l'histoire sont difficilement prévisibles si bien que le plaisir se renouvelle de tome en tome. C'est bien simple, je les ai lu tous les trois d'une traite par une morne nuit sans lune et ce fut une véritable délectation (le goût du sang en bouche en prime).

Pour ce qui est de l'adaptation du comics au cinéma, quoi qu'on puisse en dire à gauche et à droite, et bien que certains détails soient un peu passés à la "moullywoodnette" (comme le fait qu'Eben et Stella soient brouillés l'un avec l'autre alors que dans le roman ils ne le sont pas), l'adaptation disais-je est, selon moi, une réussite bien que la netteté de la photographie retire une grande partie du "glauque" de la BD. On s'y retrouve presque plan(che) pour plan(che), avec juste ce qu'il faut de "gore" et d'effets spéciaux pour que les moins amateurs du genre sentent leur front devenir humide et leur estomac se nouer lentement.

Les tomes 2 et 3 sont des suites imparables, un matériel de choix pour des transpositions cinématographiques réussies, si elles parviennent à la même intensité visuelle que l'opus 1. Si j'insiste sur l'image c'est que je suis assez d'accord avec les critiques qui mettent le doigt sur la difficulté de faire ressentir l'angoisse de 30 jours de nuit en 120 minutes (à peu près) de film. Vous l'aurez compris, l'enchaînement des scènes et parfois un peu rapide mais la BD elle-même n'échappe pas à ce phénomène et je pense que c'est lié à notre perception du temps qu'on peut difficilement tromper avec des images (animées ou pas). Pour faire simple, on peut vous faire croire que 30 minutes se sont écoulées alors que 5 sont passées mais 30 jours, ça devient difficile à avaler.

Ceci étant, cette BD (et le film selon moi) méritent le qualificatif de "culte" dont certains l'ont déjà affublé.

Alors, si vous avez quelques heures à perdre lors d'une nuit d'insomnie, prévoyez d'avoir 30 jours de nuit dans votre table... de nuit. Et vous verrez, que le temps, malgré tout, vous paraîtra bien court.

Si vous n'avez pas aimé la bande annonce déjà postée, ne regardez pas ce qui suit car vous allez y découvrir, à vos dépends, d'où vient l'expression "sale petit monstre". Sur ce bonne nuit et faites de doux rêves.

 

Commentaires

éducation de merde...

au fait, depuis quand "froc" est-il un mot à censurer? "pisser" aussi d'ailleurs...

Écrit par : Jizz | 18 novembre 2008

GOTCHA Les trois petits points n'étaient pas destinés à censurer une expression mais simplement à lui conférer une dimension moins... triviale si tu veux. Quand on fait preuve d'un manque d'éducation, on ne le fait pas exprès. Quand on le fait exprès, c'est de la provocation. J'ai employé la technique exactement inverse. Appelle ça comme tu veux: de la "prévocation" par exemple.

Maintenant, si tu penses que la politesse et l'éducation sont des fioritures, d'inutiles dentelles du langage, libre à toi. Mais n'oublie pas que tu n'es pas le seul à fréquenter cet endroit. Ce serait, disons, malvenu.

Écrit par : Theudrick | 18 novembre 2008

milles excuses pour avoir souillé cet endroit malfamé de mots que la sainte morale réprouve.
s'il m'est permis de reformuler, il me semble simplement que masquer le mot ne masque pas l'intention, et que chacun a compris que tu parlais de miction intravestimentaire.
d'autre part, l'expression "éducation de merde" (que j'aurais dû remplacer par "manque flagrant de structure éducative adaptée") se rapportait à la sale gosse du clip, pas à ton titre; je précise parce que j'ai un doute quant à la bonne compréhension que tu aurais faite de mon commentaire.
je te gratte amicalement la barbe, mon thythy (parce que te faire une "biz", ça me répugne ^^)

Écrit par : Jizz | 19 novembre 2008

Education de merde (bis repetita) En effet, je pensais que "Education de merde" s'adressait directement à moi à travers le choix du titre. Ta formule était largement assez laconique pour me le faire penser bien que le "au fait" de la phrase suivante aurait dû me mettre sur la piste et ce bien que, à ma défense, le mot "censure" établissait un pont entre les deux propositions. Dont acte Maître Jizz.

Sainte morale, mère des dieux, criez pour moi sombre prêcheur... Non, sincèrement, je ne pense pas fonctionner en termes de moralité ou d'immoralité. Je souhaite simplement me faire plaisir et faire plaisir (ce qui parfois est incompatible, je l'admets).

Bon finalement, si tu préfères toucher mon visage plutôt que me faire la bise, une fois de plus, libre à toi. ^^

Écrit par : Theudrick | 19 novembre 2008

Quel sujet exceptionnelle, j'ai déniché ce que on cherchais, tout en vous remerciant bon weekend.

Écrit par : parier sur france honduras | 12 juin 2014

Les commentaires sont fermés.